La campagne internationale des 16 Jours d’Activisme contre les violences basées sur le genre, qui se déroule chaque année du 25 novembre au 10 décembre, rappelle que la violence à l’égard des femmes et des filles reste une réalité dramatique dans le monde. En République démocratique du Congo (RDC), les chiffres sont alarmants : dans la seule province du Nord-Kivu, plus de 38 000 cas de violences basées sur le genre (VBG) ont été signalés en 2022 [1]. Dans ce contexte, la mobilisation collective est plus nécessaire que jamais non seulement pour dénoncer l’injustice, mais pour soutenir les victimes et construire une société plus sûre et respectueuse des droits humains.
Une réalité multiforme et souvent invisible
Quand on parle de VBG, on ne se limite pas aux violences physiques ou sexuelles : la violence peut prendre des formes diverses — psychologique, économique, coercition, mariage forcé, violence numérique — et toucher des femmes et des filles de tous âges [2]. . De plus, la dimension systémique du problème est renforcée par le silence social et l’impunité : beaucoup de cas ne sont pas signalés, qu’il s’agisse de peur, de honte ou de méfiance envers les institutions.
Pourquoi ces 16 jours d’activisme sont cruciaux
Les 16 jours d’activisme ne sont pas une simple commémoration : c’est un moment de sensibilisation, de plaidoyer et d’engagement [3]. À cette occasion, les organisations locales et internationales intensifient les actions sensibilisation communautaire, information sur les droits, encouragement à la dénonciation, soutien aux survivantes, plaidoyer pour des politiques publiques durables. L’objectif est que la lutte contre les VBG devienne un engagement permanent porté par toute la société.
Que pouvons‑nous faire et pourquoi chacun (e) a un rôle?
La lutte contre les violences basées sur le genre est l’affaire de tout(e)s : individus, familles, communautés, institutions. À titre personnel, cela signifie soutenir les survivantes, dénoncer les abus, éduquer au respect et à l’égalité dès le plus jeune âge. Collectivement, cela implique d’appuyer les campagnes de sensibilisation, d’exiger l’accès aux services essentiels (santé, justice, protection), et de soutenir les organisations locales engagées dans cette lutte. Chaque action compte : ensemble, faisons des 16 Jours d’Activisme un moteur de changement durable.
Références :
1 : Infos.cd – Données Nord-Kivu 2022.
2 : ONU Femmes / UNFPA – Campagne 16 Days.
3 OMS – Statistiques mondiales sur la violence basée sur le genre (2025).

