Le 2 juillet 2026, à l’occasion de la proclamation des résultats de fin d’année dans les écoles
maternelles, primaires et secondaires de la République démocratique du Congo, l’Union des
Femmes Domestiques du Congo (UFEDOC) a renouvelé son message de sensibilisation sur
une réalité souvent invisible : de nombreuses travailleuses domestiques sont contraintes de
manquer un moment essentiel dans la vie de leurs enfants parce qu’elles doivent assurer
leurs responsabilités professionnelles.
Cette publication s’inscrit dans une campagne de plaidoyer que l’UFEDOC mène depuis deux
ans. Chaque année, l’organisation interpelle les ménages employeurs, les autorités et
l’ensemble de la population afin de rappeler que les travailleuses domestiques sont avant
tout des parents, qui ont eux aussi le droit d’accompagner leurs enfants lors des événements
marquants de leur parcours scer quicommence à produire des résultats
Un plaidoyer qui commence à produire des résultats
Les réactions recueillies cette année montrent une évolution encourageante des mentalités.
Plusieurs employeurs et citoyens reconnaissent désormais l’importance de permettre aux
travailleuses domestiques de participer à la proclamation des résultats scolaires de leurs
enfants. Certains ont même proposé que les employeurs accordent systématiquement un
congé ou quelques heures de liberté ce jour-là, estimant qu’il s’agit d’un geste de respect
envers la vie familiale des travailleurs domestiques.
Les témoignages reçus montrent également que certaines travailleuses domestiques ont
effectivement été autorisées à accompagner leurs enfants, grâce à la compréhension et à la
bienveillance de leurs employeurs. Ces expériences positives illustrent l’impact concret des
actions de sensibilisation menées par l’UFEDOC depuis deux ans.
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D’autres internautes ont rappelé que cette difficulté touche également d’autres catégories
de travailleurs. Cette réflexion a permis d’élargir le débat autour de la conciliation entre vie
professionnelle et vie familiale, tout en reconnaissant que les travailleuses domestiques
demeurent particulièrement exposées en raison de la nature de leur emploi et de leur
dépendance aux décisions de leurs employeurs.
Une prise de conscience progressive
Au-delà des commentaires, cette publication a contribué à renforcer la prise de conscience
collective. De plus en plus de ménages comprennent que permettre à une travailleuse
domestique d’accompagner son enfant à la proclamation n’est pas une faveur, mais un geste
de respect de sa dignité et de son rôle de parent.
Les témoignages reçus démontrent que les messages portés par l’UFEDOC commencent à
influencer les pratiques de certains employeurs, qui choisissent désormais de faire preuve de
plus de flexibilité lors de ces journées importantes. Ce changement, même progressif,
constitue une avancée significative vers un travail domestique plus humain et plus
respectueux des droits des travailleurs.
L’engagement de l’UFEDOC se poursuit
Forte de ces résultats encourageants, l’UFEDOC poursuivra ses actions de sensibilisation afin
que chaque ménage employeur reconnaisse le droit des travailleuses et travailleurs
domestiques de partager les moments les plus importants de la vie de leurs enfants.
L’objectif est de construire une société où le travail domestique rime avec dignité, respect,
équilibre entre vie professionnelle et vie familiale, conformément aux principes du travail
décent.
En deux années de plaidoyer, l’UFEDOC constate que les mentalités évoluent
progressivement. Les réactions positives des employeurs, les propositions formulées par
les internautes et les témoignages des travailleuses domestiques montrent qu’un
changement est en marche. L’organisation reste convaincue que la sensibilisation est un
levier essentiel pour bâtir des relations de travail plus justes, plus humaines et plus
respectueuses des droits de chacun.

